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Habiter l’intime


Date:
octobre 8, 2019
MER 23.10
Vernissage

17h > 21h

À l’initiative de Nathalie Guiot et curaté par Anne Pontégnie avec des oeuvres de, entre autres, Louise Bourgeois, Jean Dubuffet, Wim Delvoye, Franz West et Dan Perjovschi.

24.10 > 16.11

Fondation Thalie

Rue Buchholt, 15 – 1050 Bruxelles
Du mercredi au samedi de 14h à 18h, et sur rendez-vous

Gratuit pendant la Brussels Drawing Week

Des collectionneurs bruxellois ont accepté de sortir leurs œuvres sur papier. Chacun a fait une liste. A redécouvert des trésors cachés qu’il pensait avoir oublié. Dans une excitation presque adolescente, ils se sont retrouvés, ils ont confrontés leur regards, ils ont créé des associations, des passerelles… pour faire de cette exposition un cabinet de curiosités graphiques éphémères, un brin sulfureux. Une centaine d’œuvres d’artistes d’horizons divers, accrochée sur les murs all-over, fédérée par le medium du papier et de sa fragilité.
Opérer une rencontre, celle d’œuvres qui questionnent nos identités, nos désirs, notre solitude. Descendre dans les tréfonds de notre âme, de nos corps et de son réseau viscéral que nous faisons mine d’ignorer.
Voyager dans les rêves ouatés érotiques et secrets ; s’enivrer des traits frénétiques et charbonneux de l’encre et du fusain, ou tel un voyeur, observer les ébats sexuels d’un couple clandestin, ou prendre en pleine figure, l’exhibitionnisme assumé d’un portrait…
Un voyage pictural qui déploie l’exubérance de nos êtres, de nos identités multiples. Habiter se dilue en « habit tu es »… Libérons-nous de nos oripeaux sociaux, laissons tomber les masques, divaguons…
Habiter l’intime, c’est aussi un dédale, un labyrinthe pour les esprits curieux ; dans l’intimité de cette maison aux espaces domestiques, on y trouve des dessins préparatoires qui façonnent une utopie collective, d’autres papiers comme des tentatives joyeuses d’abstraction minérale ou chromatique, issues du lyrisme de l’artiste.
Le corps comme habitat, idéalisé, exhibé, mutilé par quelques forces démiurgiques.
Un cabinet graphique psychédélique qui enrobe et provoque le spectateur, y décelant, espérons, dans l’infini de ces propositions, sa maison intérieure, un pan de son âme, son yin et son yang…
Il suffit d’allumer l’interrupteur. L’humilité bienveillante d’un Francis Alys, le corps mis à nu d’un Paul-Armand Gette, la poésie du geste d’une Helena Almeida, les éructations d’un Arnulf Rainer,  etc…un infini maelström, drolatique,  une invitation à sortir des frontières du bon goût.